Tout le monde s’est levé comme un seul homme pour condamner le ministère de la Communication, et don le ministre de tutelle, Nathalie Rabe, lors de la censure de la radio Fahazavana. Mardi 22 décembre, le gouvernement a voulu réduire en silence cette radio de l’opposition (vous avez dit FJKM ? allons…) en censurant pour un mois son journal parlé et l’émission “Ampenjika”, qui donnait la parole aux auditeurs.
Vendredi 25 décembre, jour de trêve par excellence, voilà que le même ministère de la Communication, et donc Nathalie Rabe, offre un cadeau inéspéré à tous les démocrates en adressant une lettre de mise en demeure qui ne l’est pas mais qui y ressemble à la radio Viva, appartenant au président Andry Rajoelina lui-même, en raison du fait que certains contenus de l’émission intitulée « Anao ny fitenenana » où certains journalistes s’abusent de lancer des propos qui ne respectent pas toujours la dignité humaine et ne favorisant pas l’apaisement souhaité par tous” (sic).
Il y a des cadeaux qui ne sonr pas sincères, mais ce petit pas de Nathalie Rabe est déjà un grand bond pour le respect des principes démocratiques à Madagascar où c’est toujours le seigneur du moment qui dicte la loi de la jungle. D’autant plus que dans une autre lettre, le ministère de la Commuication, par le biais du Conseil supérieure de l’audiovisuelle, adresse ses félicitations à la radio Antsiva pour son “grand rôle dans la recherche de l’esprit d’apaisement tant souhaité par tous dans la maîtrise de vos auditeurs dont vous faites preuve en leur répétant à maintes reprises que ce sont les idées qui s’opposent et non pas les personnes”.
Trêve toujours, tu m’intéresses…
décembre 26, 2009
Fhazavana censuré, Viva sermonée, Antsiva félicitée
décembre 21, 2009
Deux disparitions, deux styles
Fin d’année sombre pour la presse malgache qui voit deux de ses sympathiques membres partir rejoindre l’Eternel en l’espace de quelques semaines.
Courage exemplaire
Jocelyne Randrianary, de “Gazetiko”, a succombé à un cancer à Paris après de longs et douloureux mois de maladie pendant lesquels elle a fait montre d’un courage exemplaire jusqu’au bout. Avant de décider de tout enlever lorsqu’elle a sentie que c’est fini.
Aimé Razafy, lui, est parti sur la
pointe des pieds, sans crier gare, pendant le week-end, le samedi 19 décembre 2009, après une bonne semaine de travail. Grands disciple de Bacchus devant l’Eternel, le dessinateur de presse n’a pas failli à sa réputation jusqu’au bout, allant jusqu’à ajouter une note caustique à sa nécrologie en qualifiant Dieu de “Andriamanaitra”.
Aimé Razafy fait partie d’une tribu de dessinateurs de presse, entre autres Anselme et feu Rado, qui a marqué de son empreinte le dessin de presse malgache à partir des années 80.
